Storytime : le jour où j’ai dû créer un blog

Voilà maintenant plus d’un an que je suis rédactrice web freelance. Et comme les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, jusque-là, je n’avais pas de blog.

Si tu as lu mon post LinkedIn sur la question, tu sais plus où moins pourquoi je n’avais pas de site web/blog. À cause de ce foutu syndrome de l’imposteur.

Le syndrome de l’imposteur, quésaco ?

C’est la peur de ne pas être assez bien, d’être un usurpateur. À tes yeux, ce n’est pas toi qui es compétent, mais plutôt la mission qui était facile. Tu vois la nuance ? Si bien souvent tu te dévalorises au sein de ton travail, c’est que tu es peut-être atteint de ce syndrome (« ah pour rédiger elle se sent pas compétente la rédactrice, par contre pour diagnostiquer des syndromes, y a du monde ! »)

Comment ce syndrome se traduit pour moi ?

Dans un premier temps, il a fait surface lors de la création de mon site web. Je SAIS que c’est hyper important d’avoir une vitrine, une présence digitale forte et tout le toutim. Tout comme je sais qu’il ne faut pas sortir avec les cheveux mouillés en hiver (réalité ou légende urbaine ?). Pourtant, je le fais.

Je suis restée sans site web pendant plus d’un an. Pour ma défense, ce n’était pas faute d’essayer ! Des sites, j’ai dû en commencer 3, sans jamais les mettre en ligne.

La quête de l’impossible perfection

Pourquoi ? Parce que je ne suis pas graphiste, il va être moche, parce que je n’aurais pas le temps de l’alimenter et puis même si j’avais le temps, est-ce que j’aurais des idées de contenus ? Et puis voilà, on y vient : je n’ai pas de ligne éditoriale complètement sensationnelle ni de concept pour me démarquer de mes concurrents ! Plutôt que de me valoriser, publier un site dans cet état, c’est crier sur tous les toits « moi c’est Auriane, je suis fade, je n’ai pas de suite dans les idées et je suis très peu persévérante ! »

Pas ouf. Pas très vendeur.

Mon adage (complètement débile) : si tu n’es pas capable de faire MIEUX QUE TOUT LE MONDE, ne le fais pas (sous-entendu « car tu vas te ridiculiser ») (coucou le syndrome, lâche-moi la grappe ! 🍇)

Je ne vous apprends rien, c’est absolument impossible. Ce frein est considérable et pourtant irrationnel. Oui, d’autres rédacteurs ont de superbes sites, avec des tonnes de références, des articles tous plus pertinents les uns que les autres ET réguliers…

Mais est-ce que cela doit m’empêcher d’être inexistante sur le web ? De ne même pas essayer ?

Prise de conscience et reprise en main

Oui, je serais sûrement moins bonne que certains, mais aussi meilleure que d’autres. Et puis, ces rédacteurs que j’admire ont probablement dû commencer par là un jour aussi.

Alors voilà, aujourd’hui, j’ai un blog. Certes, il n’est pas parfait, mais il est construit de mes petites mains. Plus qu’un site pour montrer mes compétences, c’est un site pour dévoiler ma personnalité. Et je l’aime bien comme il est (sur ordinateur car sur smartphone et tablette, il tire un peu la tronche !)

Je l’améliorerai en essayant des choses, en faisant des erreurs, en tirant des leçons (si je continue comme ça je vais ranker sur la requête « citations inspirantes » !)

Bref, si créer un blog était une décision évidente, elle n’était pourtant pas facile à prendre. Dans le monde de l’auto-entreprenariat, impossible de se cacher derrière une entreprise. Tu n’es plus un petit maillon mais bien le cœur même de ton business.

Tes réussites et tes échecs t’appartiennent intégralement. Par peur du jugement, je n’osais pas créer de site web et je me tirais une balle dans le pied. Aujourd’hui, je me donne les moyens de mon côté et les rôles sont inversés : c’est maintenant vous qui pouvez me tirer dessus (une métaphore très « far west » 🤠)

Car pour réussir en tant qu’indépendant en 2020, tu dois t’exposer. Et s’exposer, c’est exposer volontairement ses points forts mais aussi laisser apparaitre ses points faibles. Breaking news : tout le monde en a ! De plus, une critique peut être constructive et si elle ne l’est pas, elle va directement à la poubelle. Point final.

Je m’ouvre donc officiellement au monde 2.0, prête à essuyer les coups (pas littéralement, s’il vous plait, je suis dermographique) et à rebondir.

Sur ces belles paroles qui peuvent sembler cucul mais qui viennent du cœur, je m’en vais contacter le programme Tedx Talks qui a été absolument impressionné par mon monologue plein de bon sens et me veut dans son équipe, comme toute personne sensée.

See you on stage ! 🎙️

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